La représentation des femmes et de la spiritualité au sein de la société mauricienne dans le roman « L’Arbre Fouet » d’Ananda Devi Subrata Pal
- Subrata Paul, Assistant Professor-II
Amity University, Kolkata
Department of French, Kolkata, India
E-mail : subratafrench@gmail.com
Contact No-9163852529(what’s app) 9875580567 (call)
Co Author- Dr. Rounak Mahtab
Assistant Professor
Gauhati University, Assam
Department of Foreign Languages
E-mail:- rounakmahtab@gmail.com
Contact No- 9957952382
Abstract:-As a Francophone nation, Mauritius holds a significant place in Francophone literature thanks to its literary contributors. This novel by Ananda Devi primarily examines the status and representation of women within Mauritian society. The work addresses a deeply disturbing subject: the romantic betrayal women suffer at the hands of men. In a patriarchal society—akin to a labyrinth with no exit—women must endure the ordeal of religious conflict. Their lives remain trapped within this maze, with no means of escape. The spiritual dimension is clearly evident in the novel, which frequently references verses from the Gita and the concept of incarnation. The significant roles played by Karma and Dharma in human life are also key themes. Memories of family and the regret of being branded an “unsuitable man” lead to a painful existence. The novel effectively illustrates how a lack of education drives people to believe in superstitions. Being born female and facing societal inequality profoundly shapes psychology and triggers significant cognitive shifts. While the mere mention of a “tree” typically conjures an image of a source of shade, in this context, the “whip tree” stands as a symbol of torture.
Key Words:- love or betrayal, labyrinth, incarnation, superstition, the psychology of women.
Abstrait : – En tant que pays francophone, l’île Maurice occupe une place significative dans la littérature francophone en raison de ses contributeurs littéraires. Il s’agit ici d’un roman mauricien d’Ananda Devi qui analyse principalement la position et la représentation des femmes dans la société mauricienne. L’œuvre aborde un sujet qui est profondément troublant: la trahison amoureuse dont elles font l’objet de la part des hommes. Dans une société patriarcale où l’on vit encore comme dans un labyrinthe sans issue, les conflits religieux sont une épreuve qu’elles doivent endurer. Leur existence demeure enfermée au sein d’un dédale. Il n’existe aucune méthode permettant de s’échapper. La dimension spirituelle apparaît clairement dans ce roman, où les versets du Gîta ainsi que le concept d’incarnation sont constamment évoqués. L’importance du rôle joué par le Karma et le Dharma dans la vie humaine constitue un sujet de discussion pertinent. Le souvenir de la famille et le regret d’avoir été désigné comme un homme inapproprié engendrent une existence douloureuse. Ce roman montre bien comment la manque d’éducation pousse les gens à croire aux superstitions. Naître femme et l’inégalité des femmes dans la société constituent un concept qui influence profondément la psychologie et provoque de nombreux changements cognitifs. Lorsqu’on évoque un arbre, une image se forme dans notre cerveau, représentant un objet procurant de l’ombre ; cependant, dans ce contexte, l’arbre fouet incarne un symbole de torture.
Mots clés : – l’amour ou la trahison, labyrinthe, incarnation, superstition, psychologie des femmes.
Introduction : – Quand on parle de la littérature francophone de l’océan Indien le nom de l’endroit qui arrive tout de suite c’est l’île Maurice. Les navigateurs portugais sont les premiers Européens à découvrir et visiter l’île. Elle est ensuite colonisée par des Français. Après ça le Royaume-Uni prend le contrôle de l’île Maurice. L’occupation britannique dure jusqu’à l’indépendance de l’île, le 12 mars 1968. La littérature mauricienne, riche de deux siècles d’histoire, compte de nombreux auteurs francophones, anglophones et créolophones de renom. Parmi eux une écrivaine puissante c’est Ananda Devi. Elle a composé plusieurs romans basés sur la condition des femmes, leur vie, la douleur, la souffrance, la torture et surtout comment elles ont été trahies par les hommes dans l’amour et aussi après le mariage. Aeena, la narratrice, est la fille d’un prêtre hindou (swami) qui vit avec la conviction d’être marquée par le karma d’un parricide commis dans une vie antérieure. Persuadée de cette faute originelle, Aeena se lance dans une quête quasi psychanalytique pour comprendre pourquoi elle a “tué”. Elle se décrit elle-même comme la Gungi (la muette) ou la lunaire, cherchant à reconstituer le passé. La narratrice trouve un double en Dévika, une jeune femme ayant vécu quelques décennies auparavant dans la même maison. Cette connexion l’entraîne du grenier peuplé de fantômes aux profondeurs d’un étang, où elle cherche les sources du mal.
« On ne naît pas femme : on le devient. » Simone de Beauvoir.
Comme le titre du roman « L’arbre Fouet » indique l’effet et l’inspiration venant des éléments de la nature. Alors c’est évident que la présence des éléments de la nature est bien visible ici. Les oiseaux ont été troublés par une explosion venant de la mer. Le bruit sourd et liquide parvient de loin, la fenêtre s’illumine d’un épanchement de gouttelettes. C’est une dynamite de pêcheur. Dans quelques instants des certaines de petits cadavres parsèmeront la surface et l’eau lentement se mettra à rougir. Mais le cyclone est passé et les pêcheurs ont faim. Ils ne veulent pas voir mourir leurs enfants. Ici on parle des femmes. Mais pas seulement des femmes aussi leurs vies amoureuses et comment elles ont trompé par la trahison de l’amour. Le soir s’évade vers un matin souple et vagabond. Comme d’habitude le sommeil fuit. Il y a une bousculade dans la tête. Les hommes viennent dans leur vie quand elle est triste ou elle a besoin de quelqu’un à partager leurs émotions. Ils ont pris une grande place importante dans la vie. Mais soudainement quand ils ont trouvé l’autre femme meilleure que la première, ils leurs laissent tout de suite au milieu de la vie, toute seule. C’est aussi important comment l’amour commence ou arrive dans la vie surtout dans la vie des femmes. Pour la première fois elle commence à penser à propos d’un homme. Non que cela est difficile au contraire d’oblitérer sa présence, d’un faire abstraction afin que la douleur abrupte et physique qui habite si longtemps après le départ, ne revient en traite. Ce jeu de mort semble plus facile de penser à ces choses. De reconstruire peu à peu l’étrange parcours qui mène jusqu’ici sur cette limite de l’île aux allures de point final. D’après elles, les hommes sont plus d’un homme. Elles croient ou adorent comme on adore les dieux alors que croient avoir laissé derrière elles toute trace de foi aveugle. Pour cette raison on remarque la lutte religieuse entre les hommes. On se préoccupait peu de ceux que l’on connaît si mal, de l’autre côté de la barrière de l’autre côté de l’univers. Ceux qui ne veulent s’engager dans la lutte se réfugient dans l’indifférence, d’autres se battent à coups de mots barbares, le langage laid et injurieux de la haine raciale. Du fait de cette unité bizarrement agencée par les circonstances, ils sont ligués contre toutes les vagues de révolte menaçant de prendre d’assaut. Ils sont devenus respectable à ses propres yeux sinon ceux des autres qui y voient toujours une communauté de hippies et de drogués.
« La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. »- Olympe de Gouges
Si on parle de la présence de spiritualité dans ce roman on peut y donner plusieurs exemples. L’idée fondamentale du karma et du dharma, ce n’est pas cette absence de choix ou de libre arbitre, cette finalité ou plutôt la fatalité du décret divin tel que s’imagine les occidentaux. C’est la possibilité de retracer nos pas sur notre chemin de devenir, de rattraper ces fruits que nous avons laissé parcourir, de réaliser ce que l’individu que nous avons été n’aura pas pu accomplir. La vie est limitée et la mort aussi mais leur cycle s’entrelace au bout d’un temps au-delà de l’homme, il devient éternel. Il représente la clé de notre destin, n’oubliez jamais cela. Même si cela peut vous sembler injustice, car c’est ainsi que sont les choses. Le karma est une chaîne. Dharma est la loi expiatoire. Toutes ces théories existent car on vit dans la société. On ne peut pas éviter ce fait que la famille est importante pour vivre dans la société. Si on perd la famille malheureusement, on passe le reste de la vie en dépendant sur le souvenir de notre famille. Dans l’ile Maurice l’histoire de l’immigration est associée à toutes les familles. L’histoire serpente, suit ses méandres le long du temps et les générations passent. Les premières générations d’émigrant vaguement européanisée. Pour eux la vie est une bouche ouverte sur des tentatives nouvelles. A cause de cela la vie est devenue comme un labyrinthe. Il semble n’en finit pas. Il semble être partout pareil et uniforme, mais peu à peu à force d’y marcher, d’y laisser des repères de petit poucet de retracer la même voie on finit par s’y reconnaître. L’esprit se met au diapason de l’environnement et se met à déceler des différences infimes. Au bout d’un temps, on ne peut plus départager l’histoire de la légende, le passé de ses ramifications, de ses florissantes incartades dans l’imagination des gens. Un souvenir à la fois plus proche et plus lointain, à peine évoqué qui ranime d’anciennes blessures cicatrisées. Quand on discute l’histoire de la colonisation, un aspect est associé à chaque partie de la colonisation c’est l’esclavage. Ce phénomène est beaucoup plus commun parmi les européens. Après avoir colonisé un pays, les colonisateurs font devenir forcément les colonisés un esclave. Ils doivent obéir les règles fondées par eux. Il n’y a point de façon de s’enfuir. Ils doivent travailler toute la journée mais malheureusement n’obtiennent pas assez d’argent. Quelque fois ils leur emmènent dans une autre île pour travailler. Les colonisateurs échangent les esclaves à un autre pays pour avoir des choses. C’est plutôt comme une malédiction sur la race des hommes.
« Les femmes sont sur la terre pour tout idéaliser. ». Victor Hugo.
La pauvreté et la condition douloureuse est un aspect à éclaircir. Pour mieux comprendre cela il faut observer plus proche la vie des gens normaux. Ils n’ont pas quoi manger. Mais ils ont de quoi boire. Ils ont tous leur bouteille de rhum à portée de bouche. Leurs enfants vont mendier, leurs femmes se prostituent pour qu’ils aient à boire. Ils ont besoin de l’aumône et de la pitié pas de redresser de torts. Dans cette île n’y a pas de lutte véritable à mener. Les gens ne connaissent jamais la famine, la terreur, la guerre, la bombe atomique, la dictature politique, le cannibalisme ou la bestialité. Si on parle de la superstition il y en a plusieurs exemples. D’après eux mardi n’est pas un jour heureux pour eux. Car naître le mardi ou le samedi est un signe de malheur. De plus lorsque la conjonction des astres semble s’être donné le mot pour réunir tout ce qu’il y a de plus maléfique dans le miroir psychique des hommes. On ne peut dès lors s’empêcher de se méfier de ce jour et de cette heure, d’en extraire une intime conviction d’inimitié et d’une volonté mauvaise agencée uniquement pour soi. Il est difficile d’admettre que quelqu’un puisse être né pour le malheur. En parlant le féminisme je commence avec une citation célèbre de Simone de Beauvoir « On ne naît pas femme, on le devient ». C’est la soumission des femmes. Les hommes savent les ficelles qu’il faut nouer, les pièges qu’il faut déjouer. Les clous qu’il faut enfoncer pour parfaire leur ascendant. Les femmes sont nées avec cette larve de féminité dans le ventre qui condamne à l’assentiment. Certaines croient qu’elles peuvent lutter, mais la lutte les rend solitaires et fantomatiques ou cruelles et le malheur se met à les poursuivre. La véritable malédiction d’être née femme. L’homme peut abandonner une femme d’après sa volonté. Il n’y a pas toujours des raisons fortes. Si un homme veut, il pourra marier une autre femme malgré la première femme est vivante et bien présente dans la vie. Quelque fois on remarque que l’enfant de première femme va passer le bac mais son père marie une autre femme qui est un peu supérieure de son propre enfant. C’est aussi possible que la deuxième femme obtient plus de richesse que la première femme. Quand les deux personnages discutent dans ce roman à propos de deuxième femme elles disent qu’elle a une belle et grande maison plus belle et grande celle de première femme. Au cours de temps si le mari meurt, juste après les rites même quelque fois pendant les rites funérailles la famille surtout la famille de deuxième femme commence à distribuer les richesses de leur mari. A ce temps cette distribution est plus importante que les autres choses. La famille de deuxième femme essaie que sa fille obtient plus que l’autre femme.
« La femme est l’égale de l’homme, et non son inférieure. » George Sand.
Malgré on est au XXIème siècle, l’inégalité dans la société n’efface pas complètement. Encore dans les villages lointains où la plupart des hommes sont analphabètes croient qu’il y a toujours une hiérarchie dans la société. A cause de cette idée on voit un terme c’est intouchable. Une personne dont on considère à bas niveau de la société. C’est quand même très ironique. On sait que on a l’humour à fleur de peau, mais on ne manquera pas d’apprécier la subtile ironie de la situation. Pour eux l’intouchable est moins que rien, ni homme, ni bête, et l’idée qu’on pourra penser à lui comme à un homme ne les effleura pas. Avec ça la psychologie des femmes joue un rôle important dans ce roman qui décrit la condition des femmes dans la société contemporaine de l’île Maurice. La solitude les tue tout le temps, car elles vivent loin de leurs maris et aussi loin de leurs familles parentales. Mais peu importe la direction qu’on suit, l’orientation qu’on donne à nos pensées, la velléité de compassion qui s’éveille. Elles commencent à bâtir un monde autour d’elle basé sur l’imagination. Elles se sentent d’ailleurs une très grande compassion envers les choses vivantes, les choses libres. Tous les dons pleuvent sur elles. Il faut vivre, vivre ou créer ou aimer très fort. Ne pas se glisser entre deux plis d’air et s’efforcer de se rendre invisible. Être soleil ou lave pour quelques heures. Une douzaine d’heures, après quoi la vie s’épuise. Pour sortir de cette situation elles participent quelques fois aux fêtes locales. On trouve ici l’auteur parle d’une fête qui donne le respect au fleuve Ganges. Il doit se purifier d’une année de péchés en se plongeant dans les eaux du Ganges. Il y centaines des hommes, des femmes et des enfants qui entrent dans l’eau et font flotter des feuilles de bétel sur lesquelles brûle un morceau de camphre, des fleurs blanches et jaunes et du riz. Par le comportement des hommes dans la société les femmes perdent l’équilibre mental. Elles passent les jours sans manger, sans dormir, sans boire. Elles vont rencontrer la douleur comme une planète attirée par le soleil. Les gens leur disent de consulter un psychiatre. Elles font transporter à l’hôpital de fous. De plus en plus elles commencent à perdre la croyance sur les hommes et elles s’arrêtent à parler. Pour cette raison les gens les appellent Gungi(muette).
Conclusion : – A la fin on peut dire que de nos jours la condition des femmes améliore beaucoup qu’auparavant. Il-y-a égalité partout par exemple dans la société, au travail, à la loi etc. Il y en a plusieurs lois ont été créés pour fournir égalité aux femmes. La croyance sur la spiritualité augmente beaucoup. Avant quelques années les jeunes pensent que c’est seulement un état de l’esprit mais au cours de temps ils commencent à la croire. Ce concept n’enferme pas aux indiens, c’est répandu dans le monde entier. Beaucoup d’étrangers influencent beaucoup par la spiritualité. Ils commencent à trouver la paix, les réponses des questions difficiles par ce concept. En dépit de tous cela il y existe dans plusieurs places nombreuses superstitions et aussi inégalité des femmes qui corrompent notre société. Maintenant c’est notre responsabilité de prendre soin ces problèmes et aussi essayer de trouver la solution.
RÉFÉRENCES :- « L’Arbre Fouet », ANANDA DEVI, L’Harmattan, 1997.
Le Deuxième Sexe, . Simone de Beauvoir. 1949.
Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Olympe de Gouges. 1791.
Les Misérables, Victor Hugo. 1862.
formulation associée à ses écrits et à ses combats pour l’émancipation. George Sand.







